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Centre de loisirs de Nice : l’enquête s’élargit à douze victimes

Un réquisitoire du 1er octobre élargit l’enquête sur un animateur détenu, qui admet l’agression d’une stagiaire mais nie celles visant de jeunes enfants.

Gérard Castagnède Par Gérard Castagnède
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Centre de loisirs de Nice : l’enquête s’élargit à douze victimes
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Damien Martinelli, procureur de Nice, a déclaré à Nice-Matin que « douze victimes sont aujourd’hui concernées par la procédure » visant un animateur de centre de loisirs de la maternelle Terra Amata. Il s’exprimait après un réquisitoire supplétif daté du 1er octobre, qui élargit l’enquête confiée au juge d’instruction. L’homme, âgé de 40 ans, reste en détention provisoire. Il n’a pas été jugé et sa culpabilité n’est pas établie.

En bref

  • Il s’exprimait après un réquisitoire supplétif daté du 1er octobre, qui élargit l’enquête confiée au juge d’instruction.
  • L’animateur, inconnu de la justice jusque-là, attend d’être entendu par ce juge.
  • L’instruction se poursuit : aucune date d’audition de l’animateur ni de procès n’a été annoncée dans ces sources.

Une affaire née des plaintes de février

D’après le quotidien niçois, tout commence le 6 février 2026. Ce jour-là, trois familles déposent plainte en même temps contre l’animateur, désigné par l’initiale D. Elles le soupçonnent d’actes de nature sexuelle sur trois fillettes de 3 à 4 ans, dont deux ont décrit les faits avec leurs mots d’enfants. 20 Minutes rappelle que l’affaire avait éclaté à la suite d’un signalement d’un médecin et de l’Éducation nationale. Le centre où travaillait l’homme est rattaché à cette école, proche du port de Nice, et reçoit des enfants âgés de 3 à 6 ans.

Une information judiciaire a été ouverte le 13 février. Les qualifications retenues sont les viols et agressions sexuelles visant des enfants de moins de 15 ans, l’agression sexuelle d’un adolescent plus âgé par une personne en position d’autorité, et le harcèlement sexuel dans ce même cadre. Les faits se seraient produits à Nice, de début septembre 2025 jusqu’au 4 février 2026. D’autres plaintes se sont ajoutées au fil des mois, jusqu’à une dizaine, ce que Nice-Matin avait révélé dans son édition du dimanche 4 octobre.

Où en est la procédure

Selon le parquet cité par 20 Minutes, le réquisitoire du 1er octobre porte sur de nouveaux faits, qualifiés d’agressions sexuelles et de viols sur un enfant de moins de 15 ans. Il agrandit le périmètre confié au juge d’instruction, lequel s’appuie sur la brigade des mineurs de la police judiciaire locale. L’animateur, inconnu de la justice jusque-là, attend d’être entendu par ce juge. Il est détenu depuis bientôt huit mois, et le parquet de Nice confirme à 20 Minutes qu’il l’est toujours.

Le procureur indique que neuf mineurs sont à ce jour constitués parties civiles avec leurs représentants légaux, et que trois autres constitutions sont en cours de formalisation. Nice-Matin précise qu’un garçon compte parmi ces douze personnes, présentées comme des victimes potentielles. La Ville de Nice a également rejoint la procédure comme partie civile.

La position de l’animateur

Son avocat, Julien Darras, a réagi après un entretien avec lui en prison. Nice-Matin rapporte que D. a reconnu l’agression sexuelle d’une stagiaire de 17 ans dans ce centre, mais qu’il nie toute agression sur de jeunes mineurs. Selon Me Darras, son client « ne comprend pas comment autant d’enfants peuvent l’accuser ». L’aveu ne concerne donc qu’un seul fait, distinct des accusations qui visent de jeunes enfants.

Les mesures de la Ville et le numéro de signalement

La mairie a pris des sanctions administratives contre l’animateur et quatre agents. Elle a en outre annoncé un ensemble de dispositions pour prévenir les violences faites aux mineurs. Sur le volet judiciaire, elle estime qu’il revient au parquet d’apprécier les suites à donner. 20 Minutes, qui cite la radio locale, évoque un licenciement de l’animateur, alors que le parquet précise seulement que l’homme reste détenu.

Les éléments rapportés ici proviennent de ces deux titres, qui s’appuient sur les déclarations du procureur de Nice et sur la réaction de la Ville. L’instruction se poursuit : aucune date d’audition de l’animateur ni de procès n’a été annoncée dans ces sources.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Mike is Michi. Licence : CC BY-SA 4.0.

Gérard Castagnède

Destinations, loisirs et organisation

Gérard Castagnède

Gérard Castagnède a géré une agence de locations saisonnières près de Sarlat pendant vingt-cinq ans avant de passer la main. Il écrit pour Loovac sur les locations de vacances : choisir un logement, lire une annonce, éviter les arnaques, comprendre le contrat. Il sait ce qu'une photo prise au grand angle peut cacher. Il entretient lui-même les deux gîtes qu'il loue encore.